Youth Solidarity Project

Et voici nos six finalistes !

Choisissez votre œuvre d’art favorite parmi celles des six finalistes.

Complexity, Brianne Walker

Complexité
Brianne Walker
Windsor (Ontario)

Cette œuvre est importante pour moi. Elle montre que faire partie de la communauté LGBTTI2S2Q comprend beaucoup d’éléments. Chacun ressent les choses à sa même façon et ensemble, nous formons une communauté, un tout. J’ai utilisé les couleurs du drapeau de la fierté et le drapeau lui-même en arrière-plan pour bien insister sur cette idée.


"Round dance on Parliament Hill", Roxanne Martin

Ronde sur la Colline du Parlement
tissu, peinture acrylique, Sharpie 2013
Roxanne Martin
Sault Ste. Marie (Ontario)

Une ronde de la solidarité où tout le monde se tient par la main, pas de race, juste la paix, l’amour et l’harmonie!

Beaucoup de mes amis participent politiquement au mouvement Idle No More. Dans tout le pays, ils critiquent le gouvernement et attaquent le projet de loi C-45 qui dépouille peu à peu notre mère la Terre, et ils arrivent à sensibiliser beaucoup de gens. Moi, en revanche, je n’ai pas d’expérience politique. Après avoir vu des images filmées pendant une manifestation, j’ai ressenti encore plus d’amour pour mon peuple et j’ai décidé de peindre ce qui est pour moi son rythme et son mouvement. Je suis une artiste et je suis à la fois la filleule et la petite-nièce de Cecil Youngfox, aujourd’hui disparu. Ce peintre anishinaabe canadien connu était homosexuel. Il est mort du sida en 1987, mais lui et son compagnon, Alberto Decastro, ont beaucoup fait pour la communauté gay de Toronto. Il est vraiment mon mentor spirituel, il me guide dans mes décisions créatives et me permet de raconter une histoire en exprimant mes instincts spirituels et en les peignant sur du tissu sans aucune hésitation.


Sans titre, Matthilde Cing-Mars

Sans titre
Matthilde Cing-Mars
Trois-Rivières (Québec)

J’ai voulu mettre l’accent non pas sur la distinction mais sur ce qui rassemble les gens, peu importe qui ils sont. Le drapeau multicolore se déroule pour laisser place au cœur, ce qui demeure semblable et à l’intérieur de nous tous. En espérant qu’un jour nous n’aurons plus besoin d’en faire une lutte, que la seule orientation nommée sera celle de l’amour.


Untold truth, Bogdan Salii

La vérité cachée
Bogdan Salii
Toronto (Ontario)

Comme modèle de référence pour mon œuvre, j’ai choisi le premier joueur de la NBA ouvertement gay, Jason Collins. La façon dont il a affronté l’opinion publique, au sujet des gays dans certains rôles, comme celui d’athlète professionnel, est exemplaire. Sa décision courageuse a incité d’autres sportifs à révéler leur personnalité au public et leur a permis de se libérer de la prison dans laquelle ils vivaient.

Mon œuvre d’art repose principalement sur ce qui fait que beaucoup d’autres gens ont peur de dire qui ils sont vraiment. Certains ont peur de la réaction de leurs parents, d’autres de perdre leur emploi, des amis et de la famille. Mais il y a toujours des gens qui sont des exemples de changement dans la société, qui secouent les paradigmes et les normes.

La main symbolise le silence, alors que les lèvres brillantes sont prêtes à parler. En même temps, je veux montrer aux gens qu’on ne peut pas toujours cacher qui on est vraiment. Pour ce qui est du style, je m’inspire du pop art, avec des motifs géométriques puissants et simples à la fois.


Untitled, Leo Samilo

Unis
Leo Samilo
Surrey (Colombie-Britannique)

Je voulais que cette pièce soit simple et directe. Je voulais montrer comment tout le monde peut se joindre et prendre plaisir en étant fier de ce qu’ils sont. J’ai décidé d’utiliser des silhouettes pour démontrer comment en dépit de notre sexe et de nos préférences sexuelles, nous sommes tous des personnes et c’est tout ce qui compte.


No walls Between us, Pablo Munoz

Pas de mur entre nous
Pablo Munoz
Vancouver (Colombie-Britannique)

Homosexuel et immigré, je sais, pour l’avoir vécu et en avoir été témoin, que race et identité sexuelle se recoupent. Le racisme et l’homonationalisme au sein des communautés homosexuelles, l’homophobie au sein des communautés racialisées. Il existe au carrefour de ces identités des passerelles, certes difficiles à franchir. Les homosexuels racialisés veulent exprimer leur vécu, tout en étant confrontés à de multiples couches de discrimination et tout en se défendant et en défendant leur communauté.

Dans cette œuvre, je veux rendre visibles ces intersections et rendre hommage à ce qu’elles font vivre. Je sépare l’acronyme Q[M]TIPOC et le place dans des boîtes (murs), et en-dessous, j’écris PAS DE MURS ENTRE NOUS. Le texte renvoie aux différentes barrières dressées au sein de ces communautés, mais l’image illustre les murs que doivent franchir, littéralement, les immigrés.

Les murs

Il y a un mur en Arizona, 

Il y a un mur en Palestine,
Il y a des gens que des lignes de séparation empêchent de vivre.

Elles les coupent de leur famille…
De leurs territoires ancestraux… De leur histoire…
Il y a un mur à Cartagena

Il y a mon appartement
Nous dirions tellement
En abattant les murs qui nous séparent
– Pablo Munoz